SAISON 3 - ARTICLE 7 : L'ILLUSION DU BOUT DU TUNNEL – LA DESTINATION LABYRINTHE

SAISON 3 - ARTICLE 7 : L'ILLUSION DU BOUT DU TUNNEL – LA DESTINATION LABYRINTHE

*« Tout le monde cherche la sortie. Tout le monde veut croire que le train s'arrêtera devant la Réponse. Mais si le bout du labyrinthe n'était qu'une autre pièce sans fenêtres ? »*

L'aveu de Todd (Le récit de Todd) :

"Je suis resté un long moment immobile devant la porte blindée qui venait de s'ouvrir dans un grognement pneumatique. Mes doigts effleuraient le métal froid, mais mes pensées étaient déjà loin, projetées vers l'avant du convoi.
'Peter...', j'ai dit lentement, sans me retourner. 'J'ai cette impression tenace qui me colle à la peau. Ce train... j'ai l'impression qu'il fonce droit vers la réponse. Qu'il nous mène exactement au bout du labyrinthe, là où tout s'arrête, là où le code source est écrit.'
Peter a posé une main prudente sur le boîtier du disque dur. 'Ce serait la fin de notre voyage, Todd. Ce que tu cherches depuis le premier jour.'
'Peut-être', j'ai soufflé, la voix trahissant mon incertitude. 'Mais je n'en suis pas certain. Dans ce monde, chaque fois qu'on croit avoir trouvé la sortie, on se rend compte qu'on a juste changé d'allée ou de strate. Le doute est plus fort que ma mémoire.'"

Les indices de la cabine suivante (L'antichambre du moteur) :

En passant le seuil de la porte blindée, nous n'avons pas trouvé la cabine de pilotage, mais une pièce intermédiaire qui confirmait ce pressentiment ambigu.

 * **Les rails convergents :** Sur un immense panneau de contrôle en laiton qui tapissait le mur gauche, un plan lumineux affichait la trajectoire du train. Des milliers de lignes de strates différentes convergeaient toutes, comme les fils d'une toile d'araignée, vers un seul point central clignotant : *The Core*.

 * **Le silence du moteur :** Le bruit de la vapeur s'était adouci, devenant presque un chuchotement. C'était le calme plat qui précède les grandes anomalies, celui qui vous fait dresser les cheveux sur la tête.

 * **Le téléscripteur fou :** Dans un coin, un vieil appareil à bande de papier imprimait des lignes à intervalles réguliers. Je me suis approché et j'ai ramassé le ruban. Il y avait écrit une seule phrase répétée en boucle : *L'arrivée n'est qu'un point de vue.*

Les constatations de Todd :

"J'ai froissé le ruban de papier dans ma main. La silhouette dans la capsule m'avait rendu mes souvenirs, oui, mais elle m'avait aussi laissé ce sixième sens déglingué qui refuse de me laisser en paix.
'Si le train va au bout du labyrinthe', a murmuré Peter en regardant le plan lumineux, 'alors qu'est-ce qui conduit ? Il n'y a personne dans ces wagons, Todd. On a remonté tout le convoi.'
'On va le savoir tout de suite', j'ai répondu en posant la main sur l'ultime loquet de cuivre, celui qui menait directement à la cabine de la locomotive à vapeur.
Que le train nous mène à la liberté ou à notre perte, on avait déjà passé la ligne de non-retour. J'ai inspiré une grande bouffée d'air chargé d'ozone, j'ai jeté un dernier regard en arrière vers notre passé gelé, et j'ai abaissé le levier."

 LE SEUIL DE LA LOCOMOTIVE

Todd pousse la dernière porte. Le souffle chaud de la chaudière lui fouette le visage. Ils y sont. C'est le cœur du monstre fantomatique.
Qu'est-ce qui attend Todd et Peter derrière cette ultime porte ? Une cabine vide automatique, un androïde de la Submachine, ou bien... absolument rien, le train étant piloté par une force invisible ?

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