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Affichage des messages du mai, 2026

L'ARTEFACT #008 – LE BILLET À L'ENCRE BLEUE

L'ARTEFACT #008 – LE BILLET À L'ENCRE BLEUE *« Le plomb trace les chemins, mais l'encre bleue fixe les rendez-vous. La Submachine a des ratés, et quelqu'un est en train d'en profiter. »* Derrière les tuyaux (Le récit de Todd) : "J'ai pris ma lampe de poche, je me suis couché sur le dos sur le carrelage de la cuisine, et j'ai glissé ma tête sous l'évier, juste à côté du siphon. L'odeur d'humidité et de vieux cuivre était étouffante. En suivant la première croix de ma carte au crayon de plomb, j'ai remarqué que le panneau de fond en aggloméré bougeait légèrement. J'ai poussé dessus. *Crac.* Le panneau s'est déboîté, révélant un espace vide entre les cloisons de l'appartement. Un trou noir, poussiéreux, qui n'aurait jamais dû exister dans les plans de cet immeuble. J'ai passé la lampe de poche à l'intérieur. Pas de monstre, pas d'engrenages quantiques. Juste un autre bout de papier, coincé dans une fente de la br...

L'ARTEFACT #007 – MA CARTE AU CRAYON DE PLOMB

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L'ARTEFACT #007 – MA CARTE AU  CRAYON DE PLOMB « Quand l'ordinateur central de l'univers vous donne le vertige, il ne reste qu'une solution : reprendre un vieux bout de papier, un crayon bien taillé, et dessiner ses propres issues. »  Le moment du réveil (Le récit de Todd) : "Le lendemain de ma découverte du Carnet VI, je me suis réveillé en sursaut. Pas de bruit de modem, pas de circuits imprimés qui clignotent. Juste le silence de mon appartement. J’ai immédiatement regardé mon badge posé sur la table de nuit : il disait toujours 'Dave'. La routine, quoi. Mais en allant dans la cuisine pour me faire un café noir bien fort, j'ai vu que la Submachine m'avait laissé un dernier cadeau. Coincé sous ma cafetière, il y avait ce morceau de papier jauni, un peu déchiré sur les bords. Ce n’était pas un carnet officiel en cuir. C’était une carte. Dessinée entièrement à la main, au crayon de plomb. Les traits étaient appuyés, parfois raturés, et l'odeur d...

CARNET VI – LA THÉORIE DU SUBMACHINE

CARNET VI – LA THÉORIE DU SUBMACHINE « Oubliez les dieux, oubliez le destin, oubliez la magie. Sous le grand dôme du monde, il n'y a qu'un moteur qui tourne. Une plomberie de métal et d'électricité qui calcule vos moindres souffles. »  Le choc thermique (Le récit de Todd) : "Quand le pilier de lumière du Point Zéro ( Carnet V ) a disjoncté dans un bruit de vieux néon grillé, les dalles de pierre sacrées se sont pixelisées. Tout s'est effondré comme un château de cartes virtuel. Quand j'ai rouvert les yeux, j'étais assis en tailleur sur le carrelage froid de ma cuisine, entre le frigo et la poubelle. Finie la paix cosmique. J'avais une vieille odeur de poussière dans le nez et une migraine carabinée. Posé sur la table en formica, juste devant moi, il y avait ce dernier carnet. Il était noir comme le vide. La couverture en cuir était traversée par de vrais circuits électriques qui pulsaient d'une lueur bleutée et violette. Et en plein milieu, une énor...

CARNET V – LE POINT ZÉRO DES STRATES

  CARNET V – LE POINT ZÉRO DES STRATES « Au centre du dédale, le bruit des mondes s'éteint. C'est ici que les réalités superposées cessent de se battre et s'alignent enfin sous une seule et même lumière. »  Le jour où mon salon est devenu un temple (Le récit de Todd) : "Après avoir vu ces foutus fils dorés envahir ma chambre ( Carnet IV ), j'ai compris qu'ils pointaient tous vers une seule direction : le centre exact de mon salon. Les lignes de lumière s'y rejoignaient pour former un nœud tellement brillant que ça faisait mal aux yeux. J'ai fait un pas vers ce nœud. Un seul. Et là, pouf . Plus de canapé, plus de télé, plus de murs en plaques de plâtre. Je me suis retrouvé debout au milieu d'un labyrinthe de pierre gigantesque, fait de dalles grises et massives qui s'étalaient à perte de vue sous un ciel nocturne d'une pureté incroyable. Au centre de ce dédale, à quelques mètres de moi, un pilier de lumière aveuglante descendait directement d...

CARNET IV – LA GÉOMÉTRIE SYNCHRONIQUE

  CARNET IV – LA GÉOMÉTRIE SYNCHRONIQUE « Ne croyez pas que vous marchez au hasard dans les rues. Chaque pas est un vecteur, chaque rencontre est un sommet, et votre vie entière est un polygone tracé sur la trame. »  Le jour où ma chambre est devenue une toile (Le récit de Todd) : "Après l'épisode du clone au ticket de loterie dans la ruelle, je suis rentré chez moi en tremblant. J’ai balancé le ticket sur mon lit, bien décidé à fermer les yeux et à prétendre que rien de tout ça n’était arrivé. Sauf que sur mon oreiller, il y avait un nouveau carnet. Un volume à la couverture d'un pourpre profond, presque de la couleur du sang séché. Dès que j'ai posé les doigts sur la couverture, un truc totalement dingue s'est produit. Des espèces de filaments de nylon, fins comme de la soie d'araignée mais brillants d'une lumière dorée, se sont déployés en s'échappant de la tranche des pages. Ils ont fusé dans toute ma chambre, s'accrochant aux murs, au plafond, ...

CARNET III – LA BOUSSOLE ACAUSALE

  CARNET III – LA BOUSSOLE ACAUSALE « L'alignement n'est pas un hasard, c'est une résonance. Ne cherchez pas votre Nord, cherchez votre point d'impact. »  Le jour où ma bagnole est devenue folle (Le récit de Todd) : "Après avoir trouvé le Sanctuaire dans mon placard, j’ai passé trois jours terré chez moi à fixer le Penny ( Carnet I ) et à relire les pages dactylographiées ( Carnet II ). Le lundi matin, j'ai fini par me dire qu'il fallait que je sorte pour prendre l'air et aller bosser (enfin, à mon fameux poste de 'Dave' au supermarché, vous connaissez l'histoire). Je monte dans ma vieille bagnole, je tourne la clé, et j'entends un bruit étrange. Un petit cliquetis métallique régulier, hyper fin, comme le mécanisme d'une montre de luxe suisse, qui venait de sous mon siège. Je passe ma main en dessous, je tâtonne, et mes doigts se referment sur un carnet à la couverture vert émeraude. Mais le plus dingue, c'est qu'un boîtier e...

CARNET II – LE SANCTUAIRE DE LA PLAGE

CARNET II – LE SANCTUAIRE DE LA PLAGE « Pour ne pas devenir fou quand les fondations tremblent, il faut un endroit où poser l'ancre. Un lieu qui n'existe nulle part, mais qui se rappelle de vous. »  Le jour où le placard a disparu (Le récit de Todd) : "Après l'histoire du penny, je n'osais plus lâcher la pièce. Je la gardais dans ma main, au fond de ma poche, toute la sainte journée. J'avais l'impression que si je la posais, mon appartement allait se transformer en vaisseau spatial ou un truc du genre. Et puis, le jeudi suivant, j'ai voulu faire le ménage. J'ai ouvert la porte de mon placard à balais dans le couloir. Sauf qu'il n'y avait plus de balai. Il n'y avait plus d'aspirateur non plus. À la place du mur du fond, il y avait un couloir en planches de bois brut, baigné par une lumière dorée et chaleureuse. Et au bout, j'entendais... le bruit des vagues. Le vrai bruit de l'océan, avec le cri des mouettes et le vent chaud. ...

CARNET I – LE PENNY ET LES FONDATIONS

.  CARNET I – LE PENNY ET LES FONDATIONS « Pour construire un empire, ou pour détruire un monde, il suffit parfois d'une seule décimale. Ou d'un morceau de cuivre oublié. »  Le jour où tout a basculé (Le récit de Todd) : "Si on doit chercher le point de départ de ma perte de santé mentale, il ressemble exactement à ce que vous voyez sur la couverture de ce premier carnet. C’était un mardi. Un mardi complètement banal. J’étais en train de trier une montagne de factures en retard laissées par le type qui habitait mon appartement avant moi. En déplaçant la pile, je suis tombé sur ce carnet en cuir marron, lourd, rugueux, qui sentait la vieille bibliothèque. Et posé juste dessus, au centre, il y avait ce penny américain. Une pièce de un cent de 1968, avec le profil d’Abraham Lincoln. Au début, j’ai juste pensé : 'Cool, un sou de chance.' Je l’ai pris pour le mettre dans ma poche. C’est là que le premier truc bizarre est arrivé. Cette pièce minuscule pesait une tonne. ...