SAISON 3 - ARTICLE 5 : L'IMPACT DU DESTIN – LE CRACK DU VERRE GLACÉ
SAISON 3 - ARTICLE 5 : L'IMPACT DU DESTIN – LE CRACK DU VERRE GLACÉ
*« Parfois, ce n'est pas un plan réfléchi qui brise les prisons de la machine. C'est une maladresse. Une pièce qui glisse des doigts et qui frappe le temps comme une balle de fusil. »*
La chute libre (Le récit de Todd) :
"J'ai poussé la trappe de maintenance et je me suis laissé glisser dans le vide du wagon blindé. Mais mon corps a heurté un tuyau de cuivre saillant à la sortie du conduit. Le choc m'a fait perdre l'équilibre. Dans ma chute, ma main s'est ouverte.
'La pièce !' a hurlé Peter, encore à moitié suspendu au plafond.
Le Penny de 1968 m'a échappé. Mais il n'est pas tombé mollement sur le sol métallique. Aspiré par le champ magnétique d'anomalie que dégageait la capsule de verre vert, le morceau de cuivre s'est mis à accélérer de façon surréelle. En une fraction de seconde, le Penny a fendu l'air à une vitesse d'une balle de fusil, laissant derrière lui une traînée d'étincelles vertes et de distorsion graphique."
Le craquement de la glace (La faille temporelle) :
Le choc a été d'une violence inouïe. Un bruit cristallin, strident, a résonné dans tout le convoi, couvrant instantanément le vacarme de la locomotive à vapeur.
* **L'impact absolu :** Le Penny n'a pas rebondi. Il s'est incrusté directement au centre de la paroi de verre cylindrique, pile au niveau du cœur de la silhouette floue qui flottait à l'intérieur.
* **Le réseau de fissures :** À partir du point d'impact, le verre n'a pas éclaté en morceaux. Il s'est mis à craquer lentement, s'ouvrant en une toile d'araignée géante. Le son ressemblait exactement à celui d'un lac gelé qui se fissure sous les pas d'un patineur. *Crac... cric... crac.*
* **Le gel du fluide :** Le liquide vert phosphorescent a cessé de pulser. Au niveau des fissures, il a commencé à se solidifier, se transformant en une sorte de glace numérique d'où s'échappaient des volutes de vapeur glaciale. Le paradoxe du 'quand et maintenant' venait de geler sur place.
Les constatations de Todd :
"Je me suis écrasé lourdement sur le plancher de fonte, la tête la première, mais je n'ai pas pris le temps de vérifier si j'avais des os brisés. Je me suis relevé d'un bond, les yeux fixés sur la capsule qui menaçait de s'effondrer.
Le Penny de 1968 brillait d'un éclat blanc au centre de la fissure. À chaque nouveau craquement du verre, un flash de mes propres souvenirs oubliés illuminait le wagon : une vieille maison en briques, un quai de gare désert sous la pluie, un éclat de rire lointain... L'histoire de cette personne et la mienne s'échappaient par les brèches du verre glacé.
'Todd, ne touche à rien !' a crié Peter en se laissant tomber à son tour à côté de moi, le souffle court. 'La structure moléculaire du verre est instable. Si la faille va jusqu'au bout, le paradoxe va imploser et le wagon entier va être effacé des fichiers du train !'
La silhouette à l'intérieur a bougé. Très lentement. Une main floue s'est posée de l'autre côté de la paroi, juste en face du Penny incrusté. Les fissures de glace se sont propagées le long de ses doigts transparents.
Nous étions au bord du gouffre. La porte principale du wagon était toujours blindée derrière nous, la capsule était en train de se fendre comme un glacier en plein été, et le train entamait une courbe serrée, penchant le wagon de manière dangereuse."
AU BORD DE L'IMPLOSION
Le verre craque de plus en plus vite. La température dans le wagon a chuté en dessous de zéro à cause de la glace temporelle. Todd est à quelques centimètres de la capsule, faisant face à son passé gelé.
Quelle va être la réaction de Todd alors que la silhouette dans la capsule pose sa main contre le verre fissuré ? Va-t-il essayer de stabiliser la glace ou accélérer la rupture pour libérer son souvenir ?
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