SAISON 3 - ARTICLE 2 : LA REMONTÉE DU CONVOI – PORTE APRÈS PORTE
SAISON 3 - ARTICLE 2 : LA REMONTÉE DU CONVOI – PORTE APRÈS PORTE
*« Un train fantôme ne transporte pas des marchandises ordinaires. Chaque wagon est une boîte noire, un compartiment étanche abritant les débris de ce que la machine a tenté d'effacer. »*
Le plan de survie (Le récit de Todd) :
"Le fourgon postal à l'arrière du train vibrait sous nos pieds. L'air y était chaud, lourd de vapeur, et les parois de bois sombre craquaient à chaque courbe invisible que le convoi négociait dans le vide des strates.
'On ne peut pas rester planqués ici, Peter', j'ai dit en ajustant la sangle de mon Chronomètre. 'On est au bout du fil. Si la machine décide de détacher ce wagon pour nous larguer dans le néant, on est foutus. Il faut avancer.'
Peter a hoché la tête, serrant le disque dur contre son torse comme un bouclier. Devant nous se dressait une lourde porte en fer forgé, verrouillée par une poignée en laiton terni. Qu'y avait-il derrière ? Des âmes errantes ? Des outils oubliés ? Des trésors technologiques des anciens Architectes ? Nous n'en avions aucune idée. C'était le grand saut dans l'inconnu, une découverte au fur et à mesure."
Les premiers secrets (La progression dans la pénombre) :
J'ai posé la main sur la poignée froide. Dans un grand sifflement pneumatique, la porte a cédé, ouvrant l'accès au wagon suivant.
* **Le wagon des reliques :** Ce premier compartiment ressemblait à un musée poussiéreux en mouvement. Des étagères de cuivre y abritaient des dizaines d'outils mystérieux : des pinces chirurgicales de la Strate du Phare, des bobines Tesla miniatures et des bocaux contenant des fluides luminescents. C’était un trésor pour un bricoleur du réseau.
* **Le murmure des absents :** Plus nous avancions, plus l'atmosphère changeait. Dans le troisième wagon, des rangées de sièges en velours rouge élimé semblaient encore chaudes. Des silhouettes de brume, des reflets d'âmes piégées par la Submachine, s'effaçaient dès que le faisceau de ma lampe torche les effleurait. Des restes de voyageurs qui avaient pris ce train avant nous.
* **Le doute du voyage :** Le train n'avait pas de fenêtres normales. À travers le verre dépoli, on ne voyait pas de paysage, mais des lignes de code verticales et des briques qui défilaient à une vitesse hallucinante. Nous remontions le temps et l'espace, wagon après wagon.
Les constatations de Todd :
"J'ai ramassé une petite clé en laiton sur une table de nuit fixée au sol dans le quatrième wagon. Elle a vibré au contact de mon Penny de 1968. Un outil de plus pour notre inventaire.
'Todd, regarde la porte du fond', a chuchoté Peter, s'arrêtant net au milieu de l'allée centrale.
Nous étions arrivés devant la liaison avec le cinquième wagon. Mais cette porte-là n'était pas en bois ou en fer. Elle était faite d'une plaque d'acier blindée, recouverte d'un pavé numérique vintage et de voyants lumineux qui clignotaient au rythme d'un avertissement familier. Une odeur d'ozone et de métal brûlé s'en échappait.
Ce train fantôme ne faisait pas que transporter des souvenirs. Il protégeait quelque chose dans ses wagons de tête. Quelque chose d'assez puissant pour nécessiter un verrouillage de haute sécurité."
LE PROCHAIN COMPARTIMENT
Todd et Peter sont à mi-chemin de la locomotive. Devant eux, la porte blindée demande un code ou une clé spéciale pour s'ouvrir. Le train accélère encore, le sifflement de la vapeur devenant de plus en plus aigu.
Qu'est-ce que Todd et Peter vont découvrir dans ce prochain wagon s'ils réussissent à forcer le verrou ? Une cellule pour une âme importante, ou une salle des machines clandestine ?
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