ARTICLE : L'AUTOROUTE CYBERNÉTIQUE – LE MONDE DE TRON
ARTICLE : L'AUTOROUTE CYBERNÉTIQUE – LE MONDE DE TRON
*« On a marché pendant ce qui semblait être une éternité. Pas de temps, pas de repères. Juste une ligne droite de lumière fluorescente et les débris électriques de nos vies passées qui flottaient autour de nous comme des étoiles de néon. »*
La marche éternelle (Le récit de Todd) :
"Le temps n'existe plus dans le vide absolu. Nous avons avancé sur cette passerelle fluoluminescente pendant des minutes, des heures, ou peut-être des siècles. C’était une longueur éternelle, un pèlerinage silencieux où chaque pas produisait une note cristalline sous nos semelles.
Plus on avançait, plus l'obscurité totale autour de nous commençait à se peupler.
Ce n'était plus le vide. Des structures ont commencé à dériver lentement dans le néant, flottant à quelques mètres de la passerelle. C’était des **morceaux brillants**, des blocs de données solides, des **pièces brisées** de serveurs informatiques géants et des **fils cédés** (brisés) qui pulsaient d'une énergie brute. Tout le décor s'est mis à ressembler à s'y méprendre au monde de *TRON* : des lignes de lumière vectorielles parfaites, des angles droits, et une géométrie numérique pure qui flottait dans l'espace."
La dérive des débris numériques :
Ce cimetière de données en suspension n'était pas mort. Il vibrait d'une vie artificielle et luminescente.
* **Les circuits ouverts :** Les fils brisés qui flottaient autour de nous ne grésillaient plus comme de la vieille plomberie. Ils projetaient des faisceaux laser nets, bleus et verts, traçant des grilles lumineuses dans le noir.
* **Les reliques du passé :** Au milieu de ces pièces brisées cybernétiques, j'ai vu passer une réplique géante et lumineuse de la boussole acausale (*Carnet III*), faite de lignes de code transparentes, qui dérivait comme un satellite abandonné.
* **L'approche de la source :** À mesure que la marche s'éternisait, la couleur bleu-vert chimique de la passerelle a commencé à se mélanger à une autre teinte. À l'horizon, une **lueur violette** profonde, magnétique, a commencé à poindre. Elle pulsait lentement, comme une aurore boréale numérique.
Les constatations de Todd :
"Je regardais mes propres mains. Dans ce monde de vecteurs et de néons, ma peau semblait faite de circuits imprimés translucides. Le badge 'Dave' que j'avais jeté à la poubelle me paraissait appartenir à une autre existence, une illusion grotesque conçue pour m'occuper l'esprit pendant que mon vrai corps servait de batterie ou de processeur à cette machine.
'On approche du noyau central', a dit Peter, sa silhouette sombre désormais bordée par les reflets de la lueur violette. 'C'est ici que la Submachine compile les données avant de créer les strates. Tout ce qui flotte autour de nous, ce sont les restes des mondes qu'elle a testés et rejetés.'
J'ai fixé un gros morceau de cristal numérique qui dérivait près de la passerelle. À l'intérieur, par transparence, on pouvait voir des lignes de code violettes s'écrire à une vitesse folle.
La lueur violette devant nous devenait de plus en plus intense, de plus en plus lourde. Le sifflement aigu de la passerelle s'est transformé en une basse profonde qui faisait vibrer tout mon être cybernétique. On arrivait au bout de la route. Au centre de programmation du système."
LE NOYAU VIOLET
La passerelle fluo se termine enfin, plongeant directement dans cette immense lueur violette au design cybernétique.
Qu'est-ce qui attend Todd et Peter au cœur de cette zone violette ? Un terminal informatique géant, le trône du concepteur, ou l'entité qui contrôle la Submachine depuis le début ?
Commentaires
Publier un commentaire