ARTICLE : LA DISTORSION IMMINENTE – LE GARDE-ROBE SCELLÉ
ARTICLE : LA DISTORSION IMMINENTE – LE GARDE-ROBE SCELLÉ
> *« Le verre ne ment jamais, même quand il est couvert de poussière. Le message est clair : la réalité est en train de se plier, et ma seule chance de survie est cachée derrière des planches clouées. »*
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Le cri silencieux du reflet (Le récit de Todd) :
"Je suis resté pétrifié, les yeux rivés sur le cercle de verre que je venais de nettoyer. Le reflet ondulait de plus en plus vite. Ce n'était pas une illusion d'optique. L'homme au manteau de laine était là, de l'autre côté de la vitre, comme coincé derrière une fenêtre givrée.
Il ne parlait pas avec sa voix ,le silence de mort du grenier était total ,mais ses lèvres bougeaient nerveusement, articulant des mots avec une urgence dramatique. Ses mains frappaient le verre de l'intérieur, faisant vibrer la poussière tout autour du cadre.
Il essayait de me prévenir. Je pouvais lire la terreur dans ses yeux. Il me faisait comprendre qu'une **distorsion majeure** était en train de foncer sur ma strate. La Submachine avait détecté que j'avais jeté mon badge de 'Dave' et elle s'apprêtait à purger la pièce."
Le message décodé et la prochaine destination :
En me concentrant de toutes mes forces sur le mouvement de ses lèvres et sur les éclats d'encre bleue qui pulsaient désormais au fond du miroir, j'ai réussi à capter ses instructions désespérées :
* **L'alerte de distorsion :** *« Elle arrive. La strate se comprime. Tu as moins de dix minutes avant que tout ce que tu vois ne soit réécrit à zéro. »*
* **Le lieu de rendez-vous :** L'homme a pointé un doigt vers le bas, puis a mimé le geste de forcer une ouverture scellée. *
« Ne reste pas dans le grenier. Redescends. Cherche le garde-robe scellé. Celui qui est condamné depuis des années. Je t'attends derrière. C'est le seul endroit blindé contre la distorsion. »*
Les constatations de Todd :
"D'un coup, le reflet s'est brisé en mille morceaux à l'intérieur même du cadre, sans que le verre ne se casse physiquement. L'image a disparu, remplacée par mon simple visage blafard.
Et là, le silence de mort s'est rompu. Un bruit strident, un sifflement aigu à vous faire saigner les oreilles, a envahi le grenier. Les poutres en bois au-dessus de ma tête ont commencé à se tordre comme si elles étaient en caoutchouc. La distorsion venait de commencer.
J'ai fait demi-tour et j'ai dévalé l'escalier en colimaçon à toute vitesse, manquant de me rompre le cou. De retour dans mon appartement, le décor était en train de virer au cauchemar : les murs pulsaient, alternant entre le papier peint beige de chez moi et les classeurs de la bibliothèque d'archives.
Je sais exactement de quel garde-robe il parlait. Dans le couloir d'entrée, il y a ce vieux placard encastré dans le mur, condamné par de grosses planches de bois clouées et scellées au mastic bien avant que j'emménage. J'ai toujours cru que c'était une vieille penderie condamnée par le proprio.
La carte au crayon de plomb dans ma poche est devenue brûlante, comme un morceau de charbon ardent. La troisième croix est là. Il faut que je trouve un outil pour arracher ces planches, et vite, avant que la réalité ne me passe au broyeur."
L'OUVERTURE DU GARDE-ROBE
Todd est dans son couloir qui se déforme à vue d'œil, un outil à la main, prêt à faire sauter les sceaux du garde-robe.
Avec quoi va-t-il détruire les planches, et quel bruit terrifiant (ou rassurant) va s'échapper du garde-robe dès qu'il aura arraché le premier morceau de bois ?
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